De l’influence des nouveaux géants du numérique dans la perspective et la dynamique des affaires publiques

Études des cas X et Meta


Ce travail académique a été réalisé par Max Guybert Lyron, présenté au Professeur Charles Moumouni, Ll.D, dans le cadre du cours Communication et Affaires Publiques, à l’Université Laval. (Automne 2023). Aucun contenu de cours, commentaire, notation, n’a été publié, conformément au règlement de l’Université.


Télécharger le Document 📄  

De nos jours, l’espace public, dans ses dimensions politique, économique et social est un lieu d’échanges en constante évolution, mais aussi, un espace de frictions et de confrontation des intérêts. Les entreprises, les « détenteurs d’obligations[1] » et la société civile se partagent, au sein de cet écosystème, des mobiles divergents, donnant lieu à des opportunités de représentation d’intérêts, d’influence, et d’interpellation. Cette notion d’influence, en référence au lobbying dans cette arène mouvementée de cogouvernance (Boulding, 1970) des affaires publiques a contribué à placer la question de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) au cœur des débats contemporains. Aujourd’hui, cette question demeure au centre des préoccupations, avec une mobilisation croissante et de plus en plus généralisée, autour de l’impact des entreprises sur la société et l’environnement. De la recherche du profit à l’engagement social, les attentes envers les entreprises ont évolué, les incitant à adopter des pratiques plus responsables et à contribuer au bien-être de la communauté aussi bien qu’à la résolution des enjeux sociétaux. Des enjeux sur lesquels elles sont appelées à se positionner, mais dont elles sont aussi des acteurs majeurs.

Notre réflexion propose d’aborder en premier lieu les généralités pour une mise en contexte de la responsabilité sociétale des entreprises et de leurs relations avec le gouvernement, la communauté et les groupes de pression. Nous explorerons en ce sens la question du lobbying et sa place dans les affaires publiques, en mettant l’accent sur les relations avec les gouvernants, aujourd’hui indissociables de la vie des entreprises, et sur la gestion des enjeux, notamment la problématique environnementale. Au-delà des préoccupations théoriques, ce travail de recherche vise principalement à saisir les contours de la RSE et de ses corollaires auprès des nouveaux géants du numérique, désormais des acteurs incontournables du débat public. Aussi, dans la deuxième partie, analyserons-nous deux cas : l’entreprise X (anciennement Twitter) et Meta. Nous examinerons leur engagement en matière de responsabilité sociétale, leurs relations avec le gouvernement et la communauté, ainsi que les défis que pose leur influence grandissante dans la sphère des affaires publiques. Un bref commentaire critique sur les approches comparées de ces deux entreprises, bouclera notre travail, tout en offrant une réflexion sur l’avenir.

[1] Les Nations Unies considèrent que l’approche basée sur les droits de la personne fonctionne dans les deux sens : les « titulaires de droits », les individus et les communautés, doivent être pleinement informés sur leurs droits et participer aux décisions qui les concernent. Les décideurs sont en ce sens désignés comme étant des « détenteurs d’obligations ».

Télécharger : Affaires-Publiques-MaxLyron_Influence_X_Meta